Droit des non-nationaux
4e Journée d'études
Colloque • Le droit du vivant
Le 26 mars 2026

4e journée d'étude en droit des non-nationaux
Matinée | L’Afghanistan : Pays d’origine « non sûr »
Après-midi | La frontière en droit des étrangers et de l’asile
Direction scientifique :
- Hélène RASPAIL, Professeure de droit public, Le Mans Université
- Claire MÉRIC, Docteure en droit public, CTER, Le Mans Université
Rendez-vous annuel des participants du DU DERA, des étudiants du Master Droit public parcours DERA, des enseignants-chercheurs et des acteurs locaux (associatifs, avocats, services préfectoraux...), la journée d’étude en droit des non-nationaux a acquis une dimension « recherche ». Elle permet de réfléchir et d’échanger avec des spécialistes reconnus à propos de deux grandes thématiques d’actualité du droit des étrangers et de l’asile : une thématique avec un volet géopolitique fort, centrée sur un pays d’origine, et une thématique plus strictement juridique.
L’Afghanistan : Pays d’origine « non sûr »
L’Afghanistan reste aujourd’hui le premier pays d’origine des demandeurs d’asile en France. Ces demandes étaient auparavant largement admises, à tout le moins en raison de la situation de violence généralisée qui régnait dans le pays. Depuis le mois d’août 2021 pourtant, la prise de pouvoir par les Talibans a conduit à un changement profond dans la grille d’analyse des demandes d’asile en provenance de cet Etat. La matinée d’étude sera l’occasion de mieux comprendre ce pays d’origine des demandeurs d’asile, véritable mosaïque ethnique, et les critères actuels de protection. L’Afghanistan est ainsi un véritable laboratoire du droit de l’asile, antithèse de la notion de « pays d’origine sûr ».
La frontière en droit des étrangers et de l’asile
La frontière est encore, classiquement, le symbole de la souveraineté de l’État et la lutte contre l’immigration irrégulière en est la marque. Alors que les accords de Schengen visaient à créer une Europe sans frontières, le récent rétablissement des contrôles par de nombreux Etats (dont la France) semble au contraire marquer une tendance nouvelle à la restauration du pouvoir de l’État. Ce pouvoir s’exerce parfois de manière contraire aux droits fondamentaux. La frontière serait-elle, dès lors, une zone de non-droit ? Les Etats tendent à y maintenir les non-nationaux, afin d’entretenir une fiction de non-territorialité. La nouvelle législation européenne, qui met en place une procédure de « Filtrage » et une procédure d’asile à la frontière réformée, l’illustre.
Le format est de deux demi-journées, ouvrant chacune droit à attestation de 2h30 au titre de la formation continue.
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Mardi 17 mars 2026 • À partir de 09h30 |








